Gstaad (2e tour) : Jarry – Hanfmann et Ramos – Stricker

Nicolas Jarry – Yannick Hanfmann

Nicolas Jarry me plait beaucoup cette semaine. Il a joué deux bons matchs de qualification et s’est imposé au 1er tour face à Monteiro, qui est loin d’être un guignol sur terre battue. Ce qu’il faut surtout mettre en avant, c’est la qualité actuelle de son service et ses frappes lourdes retrouvées.

Yannick Hanfmann est aussi un bon serveur, mais pas autant que le Chilien. Il pourrait être amené à batailler un peu plus sur ses jeux de service, et cela pourrait jouer en sa défaveur. Dans les échanges justement, l’Allemand aime dominer ses adversaires en lâchant de puissantes frappes depuis sa ligne de fond de court. Mais il peut être amené à rester très passif lorsque cette tactique ne fonctionne pas. Je pense que Nicolas Jarry a de quoi rivaliser face à ce style de jeu.

Par ailleurs, Nicolas Jarry sort d’un long match où il a joué plus de 3 heures. Il aura une journée pour récupérer (son match est prévu jeudi), mais nous pouvons tout de même nous demander s’il sera à 100 %. Dans le cas contraire, il pourrait jouer un tennis bien plus moche.

Yannick Hanfmann pourrait bien être amené à forcer les choses et manquer de patience face à la solidité du service de Nicolas Jarry. Le Chilien est en confiance et il est très motivé à l’idée de retrouver le Top 100. Quant à l’Allemand, il peut vite se mettre à douter lorsque les choses ne se passent pas comme il l’aurait espéré.

Victoire de Nicolas Jarry

Confiance faible


Albert Ramos Vinolas – Dominic Stephan Stricker

Dominic Stephan Stricker a joué un sympathique match face à Marc-Andrea Huesler. Le jeunot a réussi à inverser la tendance alors que son compatriote servait pour le match (Huesler a loupé 3 balles de match tout de même). Après cela, Stricker a pris son envole. Cui-cui !

Je m’attends tout de même à une autre rencontre face à Albert Ramos-Vinolas. Face à ce dernier, Dominic Stricker ne devrait pas être aussi à l’aise dans les rallyes pour faire parler son autorité.

Albert Ramos-Vinolas est bien plus oppressant dans les échanges. Il quadrille très bien le court et trouve également de belles zones qui ne manqueront pas de sortir Stricker de sa zone de confort. Notons aussi que l’Espagnol joue dans un tournoi où il n’a encore jamais perdu au 2e tour. Ramos-Vinolas à Gstaad, c’est un 1/4 de finale en 2016 et un trophée soulevé en 2019. Dominic Stephan Stricker est prévenu.

J’aurais été encore plus confiant si Dominic Stricker ne jouait pas à domicile. Il est jeune et le soutien du public pourrait lui permettre de jouer une nouvelle fois transcendé. Ce qui mettrait Albert Ramos Vinolas dans une belle merde. Oups.

Victoire d’Albert Ramos Vinolas

Confiance moyenne